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LE SITE OFFICIEL D'ARMAN
 
 
 
 
 
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Pentimenti - (02/06/07)
 

La soirée que nous avons donnée en l’honneur de John Chamberlain. Nous étions 600 dans notre loft. Les sols bougeaient. La sonnette n’arrêtait pas de retentir. Arman descendit avec son fils Yves pour faire savoir aux gens que nous ne pouvions plus laisser monter personne d’autre. Il y avait un groupe de personnes insistant pour qu’on les laisse entrer. Arman demanda, « qui vous a invités ? » Ils répondirent, « Arman bien sûr » Arman demanda, « vous connaissez Arman ? » la réponse fut « oui ». Arman rétorqua, « bien, je suis Arman et je ne vous connais pas ! » ils repartirent vexés…

…A une autre soirée que nous avons donnée, l’artiste Miralda prépara le repas. L’art de Miralda consistait à préparer de la nourriture dans un ensemble de couleurs en utilisant des colorants alimentaires : du riz bleu, du pain rouge, des pâtes vertes, etc. La soirée se passa. Ce fut agréable. Après que tous les invités furent partis, Arman et moi-même sommes allés pour ranger et avons remarqué les boîtes dans lesquelles les colorants se trouvaient. A notre stupéfaction, on pouvait lire sur la boîte « pigment de couleur, ne pas consommer ». Horrifiés, Arman et moi-même nous sommes regardés et avons essayé de contacter Miralda. Impossible de le joindre – les téléphones portables n’existaient pas alors – nous n’avons pas dormi de la nuit. Enfin nous avons pu joindre Miralda et Arman lui laissa entendre : « nous allons être poursuivis et perdre tout ce que nous avons à cause de vous ». « Pourquoi ? » fut la réponse de Miralda. « Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que vous avez utilisé des pigments de couleur pour la nourriture et que tout le monde va être malade ou même pire, mourir !!! » Miralda commença à rire à l’autre bout du téléphone. Il nous expliqua que légalement, il n’était pas autorisé à apporter des substances alimentaires aux Etats-Unis et donc, il avait dû mettre les colorants dans des boîtes de pigments de couleur pour les faire entrer dans le pays. Nous avons  vraiment eu peur…

Mon amie proche Josephine Premice Fales s’était séparée de son mari. Arman et moi-même partions pour Paris et Josephine insista pour que nous rencontrions son mari répudié qui avait déménagé à Paris. Nous avons convenu d’un rendez-vous pour nous rencontrer à l’Hôtel de Crillon où nous avons retrouvé Timothy avec sa nouvelle amie – qui n’était pas une femme menue comme Josephine mais une femme corpulente– pour prendre un verre. Nous avons échangé des mondanités durant environ une heure, puis nous nous sommes séparés. Quand nous arrivâmes devant l’ascenseur, Arman me dit : « Bien, je crois qu’il a échangé la qualité contre la quantité… »

…Pendant qu’il était à l’hôpital en 2004 après son accident qui faillit lui être fatal, j’essayais de déménager dans la nouvelle maison dans le Connecticut durant le temps de son hospitalisation. J’ajoute que j’ai compté toutes les fenêtres de la maison pour commander le traitement de celles-ci. « J’ai comptabilisé 54 fenêtres », lui dis-je. Arman fit le commentaire suivant, « Mais c’est Versailles ! » …

…J’étais terriblement attristée par la mort de mon frère aîné, qui disparut en mars 2005. Arman me fit appeler, dit qu’il avait besoin de me parler et me demanda de m’asseoir. Il commença alors le discours suivant : « Corice, tu viens de perdre ton frère, ta mère a du diabète, ton frère André a du diabète, ta grand-mère paternelle est morte de complications dues au diabète … Je t’aime, j’ai besoin de toi, et Yasmine et Philippe ont besoin de toi. Nous avons tous besoin de toi, alors tu dois perdre 10 kg et ton double-menton. Je passai ma main sous mon menton et laissai échapper, « Mais…, mais… je n’ai pas de double-menton ! »…

…Ses derniers jours à l’hôpital : deux jours avant qu’il disparaisse, il était à l’hôpital et une infirmière voulait lui administrer son traitement respiratoire qui consistait en un inhalateur à vapeur. Il n’a jamais aimé ce traitement, mais il le prenait à ma demande. Cette fois-ci cependant, il refusa de manière catégorique, et je tenais ses mains quand l’infirmière arriva dans la chambre pour lui administrer le traitement. Il devint furieux et agité, et voulut enlever l’appareil respiratoire de son nez. A tel point que j’ai essayé de lutter pour maintenir son bras en bas. Il le retira, montra le poing et dit à l’infirmière, « Si vous me touchez, je vous cogne ! »…

…Et encore, quelques jours à peine avant qu’il disparaisse à l’hôpital, j’avais demandé une infirmière privée pour qu’elle s’occupe d’Arman quand je devais quitter l’hôpital. Quand elle entra, je la présentai à Arman et il l’accueillit avec un sourire et lui dit, « S’il vous plaît, pardonnez mon apparence ». Le jeudi 20 octobre, notre ami proche Patrick Pacheco vint nous rendre visite et Arman le regarda et haussa les épaules comme pour dire « qu’y puis-je ? »…

…1970 : Œuvres dans le béton : Au lit, tard dans la nuit, il était anxieux. « Je suis inquiet ces œuvres ne se vendront pas, nous allons devoir « freiner dans les tournants » - ou « regarder à nos dépenses » - dans la mesure où il va y avoir pour nous des temps difficiles financièrement, parce que ces œuvres ne se vendront pas tout de suite. Mais je dois les faire ! »… cliquez ci après pour voir les Accumulations dans du Béton d'Arman

 
 
 
 
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