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LONG TERM PARKING

EN 1976, Arman conçoit le projet d’une tour composée d’un empilement de voitures coulées dans du béton. L’artiste qui, depuis le début des années 1970, vit partiellement aux Etats-Unis, pense réaliser la sculpture à Philadelphie, puis à Chicago, la demande du secrétariat d’Etat à la Culture des Etats-Unis. Mais l’une après l’autre, les démarches échouent : pour les uns, le projet est irréalisable, pour les autres, il coûte trop cher. Six ans pllus tard, au restaurant « La Colombe d’Or » à Saint-Paul de Vence, Arman fait la connaissance de l’homme qui deviendra le producteur de l’œuvre. Jean Hamon dirige alors une entreprise de construction industrielle qui monte des usines clés en main. Il connait César et vient d’acheter Jouy-en-Josas l’école du Montcel, évoquée par Patrick Modiano dans son roman de sibraves garçons. Jean Hamon a transformé les quinze hectares du parc qui entoure les bâtiments en club sportif et culturel. Au début des années 1980, ce chef d’entreprise, collectionneur et mécène, y invite ses amis pour le week-end : César, Pierre et Ariane Nahon, Arman, Tinguely, Niki de Saint-Phalle, Spoerri… En 1984, un nouvel arrivant viendra rejoindre le groupe, Alain-Dominique Perrin président de Cartier et futur locataire des lieux. Lorsque Arman présente, sans trop y croire, l’esquisse sur calque de Long Term Parking, Hamon s’exclame « Rien n’est impossible ! » et propose de faire un essaie de quelques mètre de haut. L’essai réussit, tant et si bien que la sculpture s’élève à 19,50 mètre. A l’intérieur du bloc de béton sont enfermées 59 voitures. L’emplacement n’était pas prévu pour être définitif. Il s’agissait alors pour Jean Hamon de tester la faisabilité du projet.
« Sans quoi, assure-t-il, nous l’aurions construite dans Paris. Mais une fois les deux premiers niveaux montés, Arman s’est emballé et la sculpture, prévue pour mesurer 12 mètre, a été surélevée. »

 
 

Long Term Parking est construit sur un terrain en pente ; l’œuvre repose, sans fondations, sur un radier : ce socle en béton de 8 mètres sur 8 comporte un vide de 1 mètre sur 1 au centre, qui permet de descendre à l’intérieur de la sculpture. Les voitures sont calées entre ce vide central et un coffrage en bois. Avant que ne soit coulé le béton à la pompe, chaque voiture est aspergée d’un produit isolant sur sa face visible afin que le béton n’attaque pas la peinture. Une fois le coffrage retiré, le béton est cassé autour des voitures, elles-mêmes remplies de béton. La construction a duré six mois et son coût – matériel et main d’œuvre – s’est élevé à plus d’un million de francs. L’œuvre vit au grand air. Pour tout entretien Long Term parking est nettoyé au Kärcher tous les trois ans afin de décoller les mousses et fais l’objet d’une révision de sécurité. La sculpture, selon les vœux de l’artiste, devrait partir en miettes au fil des ans. Arman souhaitait que les pneus pourrissent, que les carcasses s’effritent et que les voitures finissent par apparaître en négatif, le béton portant leur empreinte comme un fossile.
L’inauguration a lieu en novembre 1982, parfaitement orchestrée par l’artiste : les chaînes de télévision américaines sont présentées et l’assemblée ne manque pas de personnalités politiques et de représentants du show-business.

Arman Long Term Parking - Extraits du dossier réalisé par Hortense Lyon

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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